On a prescrit de la morphine à mon enfant après l’opération, mais je suis terrifiée à l’idée de lui donner des opioïdes. Y a-t-il d’autres solutions que je peux demander ?
La morphine fait souvent peur, et pourtant elle peut offrir un réel soulagement dans les heures qui suivent une intervention. Après une opération, la douleur peut devenir difficile à supporter, autant pour un enfant que pour ses parents. Il s’agit alors de tout faire pour réduire cet inconfort, sans jamais perdre de vue la sécurité. Le médecin fixe la dose avec une grande prudence, et sur une courte durée, la morphine ne crée pas de dépendance. Les effets indésirables, quand ils surviennent, restent la plupart du temps bénins : on observe parfois des nausées, de la constipation, une fatigue inhabituelle ou des démangeaisons, mais rarement plus.

Quand un opioïde est prescrit, il ne faut rien laisser au hasard. Rangez la boîte sous clé, hors de portée des petits. Généralement, la morphine n’est utilisée que pendant un ou deux jours. Dès que possible, le relais se fait avec l’ibuprofène ou le paracétamol. Discutez avec le médecin de la meilleure option, car parfois, certains antécédents médicaux imposent de la prudence, une maladie du foie contre-indique le paracétamol, une insuffisance rénale déconseille l’ibuprofène. L’objectif ensuite : espacer progressivement les prises, et ne pas hésiter à sauter une dose si la douleur semble s’atténuer.
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Dosage, choix du médicament, sécurité à la maison : chaque étape compte, mais aucune n’est insurmontable. À la sortie de la salle d’opération, rien n’efface l’inquiétude d’un parent. Pourtant, armé des bonnes informations et d’un dialogue ouvert avec le médecin, on traverse cette période avec plus de confiance. La douleur, elle, recule peu à peu, et l’enfant, lui, retrouve son énergie, le vrai signe que la guérison est en marche.

