Avec l’avancée en âge, l’articulation du genou subit des transformations progressives. Celles-ci sont liées à l’usure du cartilage, aux modifications de l’os sous-chondral et à la diminution de l’élasticité ligamentaire. Cette évolution conduit fréquemment vers une arthrose du genou, appelée gonarthrose, pathologie caractérisée par une dégradation lente des surfaces articulaires entre le fémur, le tibia et la rotule. La douleur mécanique apparaît lors de la marche, lors de la montée d’escaliers ou pendant la station debout prolongée. Face à ces limitations fonctionnelles, la question d’une prothèse de genou émerge chez certains patients âgés.
Mécanismes de l’usure articulaire liée à l’âge
Le genou fonctionne comme une charnière complexe associant glissement et rotation. Les surfaces cartilagineuses qui recouvrent le fémur, le tibia et la rotule assurent une répartition homogène des charges lors de la marche. Avec le vieillissement, ce cartilage perd progressivement son épaisseur et sa capacité d’amortissement. Les contraintes mécaniques se concentrent alors sur certaines zones de l’articulation. L’os sous-chondral réagit par un épaississement appelé sclérose osseuse, tandis que des excroissances osseuses nommées ostéophytes apparaissent sur les bords articulaires. Cette transformation modifie l’axe du membre inférieur, nécessitant une opération du genou. Cliquez sur protheseorthopedie.com pour en apprendre davantage sur cette dernière.
Symptômes d’un genou fortement usé
La gonarthrose avancée entraîne une symptomatologie typique dominée par la douleur mécanique. Cette douleur apparaît lors de l’appui sur la jambe ou pendant les déplacements prolongés. Une sensation de raideur matinale accompagne fréquemment les premiers mouvements de la journée. La marche devient progressivement limitée en raison de la douleur et de la diminution de l’amplitude articulaire. Cette instabilité articulaire peut également augmenter le risque de chute, notamment lors des déplacements sur un sol irrégulier ou dans les escaliers. Certains patients décrivent aussi des craquements appelés crépitations lors de la flexion ou de l’extension du genou. L’articulation adopte parfois une déformation visible avec un genou orienté vers l’intérieur ou vers l’extérieur.

Examens médicaux avant décision chirurgicale
L’évaluation d’un genou usé repose sur un examen clinique associé à des examens d’imagerie. Le médecin analyse l’axe du membre inférieur, l’amplitude articulaire et la localisation précise de la douleur. Les radiographies du genou réalisées en charge permettent d’observer l’espace articulaire entre le fémur et le tibia. Une diminution de cet espace traduit la disparition du cartilage. Les clichés révèlent aussi la présence d’ostéophytes, une sclérose de l’os sous-chondral ou une déformation de l’axe du genou. Dans certains cas, une imagerie par résonance magnétique apporte des informations supplémentaires sur les ménisques et les ligaments. L’ensemble de ces données guide le chirurgien orthopédique dans l’évaluation du degré d’usure articulaire.
Situations conduisant à envisager une prothèse
Une prothèse de genou devient une option thérapeutique lorsque la gonarthrose provoque une douleur persistante associée à une limitation majeure des activités quotidiennes. Les traitements conservateurs comme les antalgiques, les anti-inflammatoires, les infiltrations intra-articulaires ou la rééducation fonctionnelle offrent parfois un soulagement temporaire. Chez certaines personnes dont le mode de vie sédentaire s’est installé progressivement à cause de la douleur, la perte de mobilité accentue encore la faiblesse musculaire et l’inconfort articulaire. Certains patients continuent pourtant à ressentir une douleur intense lors de la marche malgré ces approches. L’usure avancée du cartilage visible sur les radiographies confirme alors la dégradation articulaire.
Principe et fonctionnement d’une prothèse de genou
La prothèse totale de genou remplace les surfaces articulaires du fémur et du tibia grâce à des implants métalliques fixés sur l’os. Un composant fémoral en alliage métallique recouvre l’extrémité du fémur tandis qu’un plateau tibial métallique repose sur la partie supérieure du tibia. Entre ces deux éléments, un insert en polyéthylène assure le glissement et l’amortissement des mouvements. Dans certains cas, un composant supplémentaire recouvre la surface articulaire de la rotule. Le chirurgien prépare l’os avec des instruments de précision afin d’obtenir un alignement optimal des implants. La fixation utilise un ciment chirurgical ou une surface poreuse permettant l’intégration de l’os.
Bénéfices fonctionnels après la chirurgie
Après la pose d’une prothèse de genou, la majorité des patients retrouve une amélioration nette de la mobilité et de la qualité de vie. La disparition du frottement entre les surfaces osseuses entraîne une diminution importante de la douleur lors de la marche. La rééducation débute rapidement après l’intervention afin de renforcer les muscles de la cuisse et de restaurer l’amplitude articulaire. La marche avec appui complet devient possible en quelques semaines dans de nombreux cas. Les activités quotidiennes comme se lever, marcher ou monter des escaliers deviennent plus aisées grâce à la stabilité de l’articulation reconstruite. Les implants actuels présentent une durée de vie moyenne supérieure à 15 ans lorsque l’alignement et la fixation restent satisfaisants.


