Vivre l’automne en mode hygge : alimentation, forme et bien-être

Au cours de la dernière décennie, le Danemark s’est maintenu sans interruption parmi les pays au sommet du classement mondial du bonheur. Le Rapport sur le bonheur dans le monde 2018, produit par le Réseau pour des solutions de développement durable des Nations Unies, lui attribuait la troisième place, juste derrière la Finlande et la Norvège, ses voisines du Nord.

D’où vient cette capacité à rendre la vie douce, même sous un ciel gris ? Un concept revient inlassablement : hygge. Né au XIXe siècle, ce mot venu du Nord incarne une forme de bien-être profond, une atmosphère de refuge et de paix. Nul besoin de changer de latitude ou de dépenser des fortunes : cette philosophie a le chic pour s’adapter à tous les environnements. Passons le concept au crible, des origines aux façons concrètes de l’appliquer, pour comprendre comment il peut transformer l’ambiance de tous les jours, jusque dans le salon.

Qu’est-ce que le hygge ?

Son origine, il la doit à l’ancien norrois “hygga”, qui signifie “réconforter”. Aujourd’hui, le hygge est ancré dans la société danoise, fruit d’une longue tradition où ce sentiment de confort partagé se manifeste autant dans une ambiance que dans un comportement. Convivialité, bien-être, repos de l’esprit : dès qu’il s’agit de douceur, le terme s’invite dans la conversation.

Le dictionnaire Oxford English Dictionary évoque une “convivialité réconfortante qui procure un sentiment de satisfaction”. Concrètement, il s’agit d’une lumière douce, d’une partie de cartes à plusieurs, d’un plaid, d’un gâteau à peine sorti du four alors qu’on échange des anecdotes en toute détente. L’essence du hygge, c’est ce sentiment rare d’être à sa place et d’apprécier pleinement l’instant, sans que rien ne paraisse forcé.

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Envie de goûter à ce mode de vie ?

Pas besoin d’exploit pour inviter le hygge chez soi. Ce n’est pas réservé à ceux qui collectionnent les pulls irlandais ou qui vivent près d’un poêle à bois. Sous une lumière plus méridionale, on peut tout autant en saisir l’esprit : il suffit de cerner ce qui détend, soulage, rend joyeux.

Certains vont adorer un thé au jasmin servi dans une belle tasse ; d’autres, préféreront la lueur d’une bougie, un bain parfumé à l’huile essentielle ou un roman dégusté sur un fauteuil enveloppant. En filigrane, une invitation à favoriser ce qui réconforte. Petit rappel qui a du poids à l’ère de l’hyperconnexion : savoir mettre son téléphone de côté. Le hygge, c’est aussi appuyer sur pause, reprendre souffle, retrouver la simplicité d’un moment déconnecté.

Quand chez soi devient cocon

La connexion à la nature fait partie du décor hygge. Sentir l’humidité de la terre au retour de la pluie, écouter un orage confortablement installé chez soi, ou suivre la lumière décroissante du jour : tout cela compose la toile de fond de ce mode de vie. L’essence peut se ressentir aussi bien dans un espace intime que dehors, à l’abri ou à découvert.

S’occuper de soi, c’est aussi cela le hygge. Décider de cuisiner soi-même, résister aux achats qui encombrent, s’autoriser des escapades à vélo ou à pied sans autre but que se retrouver entre amis : ces petits choix, ces partages sans présomption, forgent un art de vivre authentique, loin des apparences.

Décoration et atmosphère : des choix simples mais marquants

Pour instaurer cette ambiance à la maison, pas de besoin de s’encombrer. Quelques matériaux naturels, une branche colorée ici, un feuillage ou un tableau évoquant la nature là-bas. Privilégiez les teintes douces : beiges, bruns, bleu-grisé ou vert mousse, à parsemer selon les envies. Un coussin, un jeté, parfois un coup de peinture suffisent à transformer l’atmosphère et le moral.

L’épure guide chaque geste. Évitez les accumulations d’objets, privilégiez ce qui offre du confort, triez ce qui fatigue le regard. Prendre le temps de choisir ses propres marqueurs de bien-être, c’est ouvrir la porte à un hygge bien à soi, sans diktats extérieurs.

Recettes pour pousser le partage

Rien de tel que les plats qui réconfortent, surtout lorsqu’ils sont pensés pour être partagés. Ces douceurs connaissent un succès sans faille, à préparer et à savourer à plusieurs, qu’il s’agisse d’un petit-déjeuner tardif ou d’un goûter entre proches.

Voici quelques idées à réaliser facilement sur un coin de table :

  • Biscuits au beurre d’arachide : un classique où la simplicité règne. Il suffit de bananes écrasées, flocons d’avoine, miel et beurre d’arachide pour réussir des biscuits moelleux en une quinzaine de minutes. Pour une version plus saine, préférez le beurre d’arachide naturel.
  • Bouchées chocolat-tahini : mélanger, rouler, refroidir au réfrigérateur. Ces petites douceurs se prêtent bien aux moments partagés, devant un plateau de jeux ou lors d’un film entre amis.
  • Latte au curcuma et à la pistache : une boisson chaude et onctueuse, où la douceur de la pistache et la note chaleureuse du curcuma s’allient pour une pause revigorante, parfaite pour un après-midi gris ou une invitation improvisée.

Des plats faciles à réinterpréter, avec pour seule règle de donner la part belle à la convivialité et à la simplicité.

Hygge au fil de l’automne

Une fois le concept apprivoisé, rien n’empêche d’en parsemer les jours à venir. Que ce soit à travers une balade, un repas réconfortant, un instant de silence que rien ne viendra troubler, le hygge s’invite partout. Il suffit parfois d’un éclairage feutré ou d’un pas ralenti pour renouer avec ce qui apaise. Chacun sa recette, chacun son rythme. Et si cet automne, on décidait de savourer pleinement la lenteur, sans s’excuser de vivre à contretemps ?

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