Les bienfaits et vertus de l’harpagophytum bio

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Originaire des régions arides du désert du Kalahari et des savanes semi-désertiques, l’Harpagophytum est une plante herbacée renommée pour sa richesse en terpénoïdes, composés phénoliques et minéraux essentiels. Historiquement utilisée par les Bushmen dans le Kalahari, cette plante médicinale africaine est également connue sous le nom de griffe du diable. Elle est aujourd’hui reconnue en Europe pour ses vertus thérapeutiques. Quelles sont ses origines exactes ? Quelles propriétés et bienfaits offre-t-elle ? Et quels sont les éventuels risques associés à son utilisation ?

Définition et histoire de l’Harpagophytum

Le Harpagophyton, ou Harpagophytum procumbens, est une plante africaine populaire, aussi connue sous le nom de « griffe du diable » en raison de son apparence distinctive. Utilisée depuis des siècles pour ses propriétés médicinales, elle est réputée pour soulager les douleurs articulaires et les allergies, ainsi que pour favoriser la digestion. 

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Récoltée à la main sur des plants sauvages, l’harpagophytum bio constitue une source de revenus importante pour les populations locales, notamment en :

  • Namibie
  • Botswana
  • Afrique du Sud

La plante pousse principalement dans des régions arides telles que le désert de Kalahari. Bien que son utilisation remonte à plusieurs siècles, ses vertus médicinales n’ont été découvertes par les scientifiques occidentaux qu’au début du XXe siècle. Voulez-vous découvrir les bienfaits de l’harpagophytum en gélules ?

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Découverte et composition de l’Harpagophytum bio

L’Harpagophytum procumbens, plante herbacée vivace tubéreuse, tire son nom du genre Harpagophytum en raison de ses fruits distinctifs, souvent appelés « plantes grappins », en référence à leurs longs crochets pointus et à leurs deux épines droites sur la face supérieure. 

Durant sa période de croissance, qui débute avec les premières pluies, ses feuilles et ses fleurs émergent du sol pour ensuite mourir pendant l’hiver ou les périodes de sécheresse. Les fleurs, d’un rose mauve foncé, arborent une gorge jaune et blanche. Elles ne s’ouvrent que pour une journée, nécessitant la pollinisation par les abeilles.

Chaque année, de nouvelles tiges rampantes émergent des tubercules primaires, qui peuvent s’enfoncer jusqu’à 2 mètres de profondeur. À partir de ces tiges, plusieurs tubercules secondaires de stockage se forment, pouvant atteindre jusqu’à 25 cm de taille et étant récoltés à des fins médicinales. Les éléments chimiques actifs primaires, incluant les glycosides irridoïdes comme les harpagosides, harpagide et procumbide, se trouvent en grande quantité dans les tubercules et les racines de la plante.

Les vertus incontournables de l’Harpagophytum

Les extraits dérivés de cette plante ont révélé, en conditions in vitro, une action chondroprotectrice, préservant ainsi les cellules cartilagineuses. Plusieurs mécanismes ont été identifiés, notamment une réduction de la synthèse des molécules inflammatoires telles que le TNF-α et l’interleukine-1β, ainsi qu’une inhibition d’enzymes fréquemment associées aux processus inflammatoires articulaires, telles que les métalloprotéases et l’élastase.

Des études cliniques menées sur des sujets humains ont démontré que divers extraits de racines à raison de 50 à 60 mg d’harpagosides par jour, sur une durée de 8 à 16 semaines, selon les essais. Celles-ci contribuaient significativement à améliorer le bien-être articulaire, notamment en augmentant la souplesse et l’amplitude des mouvements. 

Une revue de la littérature publiée par la Cochrane Library en 2014 a également souligné l’efficacité de l’Harpagophytum bio à une dose équivalente à 50 à 100 mg d’harpagoside par jour par rapport à un placebo pour soulager les douleurs dorsales.