Oubliez les idées reçues, l’audition n’est pas un luxe réservé à quelques privilégiés. Aujourd’hui, l’accès à un appareil auditif peut transformer le quotidien, mais le prix à payer reste un sujet sensible. Face à des tarifs souvent jugés prohibitifs, la réforme du « reste à charge zéro » entend bousculer les règles et ouvrir la voie à une meilleure accessibilité.
Quel est le prix d’un appareil auditif ?
Le tarif d’un appareil auditif en France tourne autour de 1500 euros en moyenne. Cette somme, loin d’être anodine, peut décourager plus d’un malentendant. Pourtant, certaines enseignes misent sur des politiques tarifaires différentes, à l’image de VivaSon, qui affiche des prix compris entre 590 euros et 1195 euros selon la gamme choisie. Ces montants incluent généralement quatre ans de garantie et un accompagnement au fil du temps.
La facture finale dépend de plusieurs aspects, qui méritent d’être examinés avant de se lancer dans l’achat d’un appareil auditif :
- l’importance de la perte auditive ;
- le mode de vie de la personne concernée ;
- le niveau de remboursement proposé par la mutuelle.
Entre deux appareils d’apparence identique, l’écart de prix peut surprendre. Il ne vient pas du produit lui-même, souvent issu des mêmes fabricants, mais de la politique tarifaire des distributeurs. Certains choisissent de réduire leurs marges, d’autres non, ce qui explique la diversité des offres sur le marché.
Quels sont les changements apportés par la réforme du 100% santé et l’introduction du Reste à charge 0 ?
Avec la réforme du 100% santé, le gouvernement a décidé de secouer le secteur : l’objectif déclaré est d’améliorer la prise en charge des frais d’optique, de dentaire mais aussi d’audioprothèse. Depuis le 1er janvier 2019, le dispositif avance par étapes, visant une couverture intégrale pour les appareils auditifs d’ici 2021.
Concrètement, l’assurance maladie a revu sa base de remboursement. Depuis le 1er janvier 2020, elle s’élève à 350 euros, soit 50 euros de plus qu’auparavant. Pour chaque appareil, la Sécurité sociale rembourse donc 210 euros pour les assurés du régime général, une progression par rapport aux 180 euros de 2019. Le plafond de remboursement actuel atteint 1100 euros et devrait garantir, à terme, une prise en charge totale sur les modèles d’entrée de gamme.
Les enseignes sont désormais tenues de remettre aux patients un devis totalement repensé. Ce document, uniformisé, doit présenter deux offres : l’une de classe I (éligible au remboursement intégral) et l’autre de classe II (hors panier 100% santé). Les tarifs de chaque option, la part couverte par l’Assurance Maladie et celle de la mutuelle doivent y apparaître sans ambiguïté.
Le devis ne s’arrête pas là : il détaille l’essai gratuit de 30 jours, le processus d’adaptation et le suivi proposé. Un espace spécifique permet au patient d’exprimer son choix parmi les solutions présentées et de valider le devis en toute connaissance de cause.
Ce nouveau cadre, en imposant transparence et équité, redessine en profondeur le parcours d’accès à l’audioprothèse. Demain, choisir d’entendre ne sera plus une question de moyens, mais un droit pleinement assumé.

